Mes doigts crochetèrent une prise et j'entamais l'escalade. J'arrivais à une fenêtre et l'ouvris. Je ne remarquais pas la petite lumière verte derrière moi. Je lissais le devant de ma robe noire et légère. J'ouvris la porte et marchais dans le couloir, si familier. La petite lumière verte se positionna soudain à la hauteur de mon visage. Elle devait faire une dizaine de centimètres. Une petite voix retentit.
...: attention, ils sont très fouineurs. Méfie-toi d'eux.
Moi: quoi?
La lumière passa derrière moi. Je me retournais et vis... un des garçons qui avançait dans le couloir, tête baissée. C'était la première fois depuis des siècles que j'étais si près d'un humain. Je détaillais rapidement ses traits fins, sa grande taille, ses vêtements larges et étranges ainsi que ses cheveux, très bizarres. Il leva la tête et ouvrit de grands yeux en me voyant. Je m'enfuis. Je courus. Il me suivait.
Garçon: hé! Attend!
Je me cognais contre un mur, tombait...à travers le mur. Un passage secret? Je l'ignorais. Pourtant, il me semblait connaître le château par c½ur. Intriguée, je fronçais les sourcils et le suivi.
Point de vue de Tom:Impossible! Personne ne peut disparaître comme ça! Je retourne en courant dans le grand salon où sont mon frère, Gustav et Georg.
Bill: ça va Tom? Tu es tout blanc.
Tom: je...je l'ai vu. J'ai couru après elle mais...elle a disparu dans le couloir.
Gustav: qu'est-ce que tu raconte?
Tom: une fille. Elle a eu peur en me voyant et elle est partie en courant dans le couloir.
Ils éclatent de rire.
Georg: elle est bien bonne! T'en as une autre comme ça?
Tom: mais je vous jure...
Gustav: tu devrais aller dormir. Ça te fera du bien. Je propose qu'on y aille tous.
Ils se lèvent et partent dans leurs chambres. Je fais de même. Pourtant je n'ai pas rêvé. J'y penserais la tête reposée ça sera mieux. Mais qui était cette fille? Elle était tellement belle. Et pourquoi avait-elle l'air si apeurée? Je secoue la tête et me glisse dans les bras de Morphée.
Point de vue loup-garou:Je marche avant d'arriver à une salle étrange. Les murs sont couverts d'inscriptions inconnues. Au centre, il y a une table et sur la table, un livre et un carnet. Je les prends et ouvre le livre. Bien que les lettres me soient familières, Baptiste m'avait appris à lire et à écrire, je ne comprends rien. Les enluminures montrent des loups-garous, des vampires et des humains se combattant férocement. Il y a aussi d'autres créatures magiques. Des elfes, des fées, des centaures. Tous se battent et leur sang abreuve la terre. Le carnet est rédigé dans la même langue que le livre sauf une phrase: "Indignée par tant de sang, de carnage et de morts, le Terre se révolta et ouvrit un passage où la Création mit ses enfants magiques à l'abris.". A la fin du livre, la signature me révéla que c'était Klaus qui avait écrit ce carnet. Je les fourrais sous mon bras et regardais autour de moi. Le couloir que j'avais emprunté ne m'attirait pas. Je tentais ma chance par l'escalier d'en face. Je le montais, suivi trois couloirs, remontait un escalier et poussais une porte...avant d'arriver dans une chambre obscure. Je vis une forme sous les draps. Je tentais de ne pas faire de bruit mais je n'avais pas vu la chaise au milieu de la pièce. Je me cognais violemment.
Fille: outch! Ça fait mal.
Le garçon qui dormait dans le lit se redressa aussitôt. Il avait des cheveux noirs et blancs très longs et ressemblait beaucoup à celui que j'avais vu dans le couloir. Mais ses traits étaient plus fins.
Garçon: euuuh...salut....tu es qui?
Je sentais un soupçon de peur dans sa voix. Sans répondre, je me ruais vers la fenêtre, l'ouvris et grimpais sur le rebord. Je serrais toujours le livre et le carnet contre moi.
Garçon: arrête! Tu vas te tuer! C'est le côté des falaises.
Sans le regarder, je sautais.
Point de vue Bill:Elle saute. Je me lève d'un bond et me rue vers la fenêtre. Je la vois chuter. Elle atterrit. J'attends une seconde. Elle se relève, me regarde et se met à courir vers le parc. Impossible. Personne ne peut survivre après une chute de cette hauteur. Je saute dans un t-shirt et un pantalon avant d'ouvrir en grand la porte de ma chambre. En dix minutes, tous les autres sont dans le petit salon de l'étage. Ils sont mal réveillés et de mauvaise humeur mais c'est trop important.
Bill: j'ai vu une fille.
Georg: encore cette histoire?
Bill: j'ai entendu du bruit, je me suis redressé et elle était au milieu de ma chambre. On s'est regardé, elle a couru vers la fenêtre, elle l'a ouverte et...elle a sauté.
Tom ouvrit de grands yeux.
Bill: je m'attendais à ce que la chute l'ai tuée mais elle s'est mise à courir vers le parc. J'en croyais pas mes yeux.
Tom: à quoi elle ressemblait?
Bill: euhm, elle devait avoir 15 ans. Elle avait une robe noire, une peu moulante, fendue sur le côté jusqu'à la hanche, des cheveux noirs, la peau blanche et elle était très belle.
Tom: est-ce qu'elle avait des yeux verts? Et un regard à tomber par terre? Et des lèvres rouges?
Bill: exactement.
Tom: c'est celle que j'ai vue dans le couloir.
Georg: bon les jumeaux, vos histoires à dormir debout, c'est peut-être suffisant là non?
Bill: mais c'est vrai!
Georg: tu y crois toi Gus?
Gustav s'était approché d'un tableau voilé et avait retiré le voile. Il contemplait maintenant le tableau, bouche bée.
Gustav: c'est ce que je suis en train de me demander.
Je regardais le tableau. Une magnifique jeune fille, d'une quinzaine d'années. Sa longue robe noire, fendue sur le côté jusqu'à la hanche, moulait son corps tandis que ses cheveux noirs retombaient en cascade sur ses épaules à la peau blanche comme la lune. Son regard vert transperçait ce qui le croisait et ses lèvres rouges étaient entrouvertes. Mais elle était très belle. Sur le tableau était marqué le nom de l'artiste, un autre nom et une date. "Gloria Daviil, 1721".
Tom: c'est elle.
Je lui montrais le nom et la date.
Tom: Gloria Daviil, 1721. Elle est vieille!
Gustav: regardez.
Il tira un morceau de papier de la doublure du tableau. Je reconnus aussitôt l'écriture de mon oncle.
Bill: c'est l'écriture d'oncle Klaus.
Gustav: aile ouest.
Georg: quoi?
Gustav: c'est ce qu'il y a marqué. Aile ouest. Avec un point d'interrogation.
Bill: notre oncle nous a dit de ne jamais aller dans l'aile ouest. Apparemment, toutes les portes sont scellées.
Georg: mouais. Soit la clé du mystère se trouve là-bas, soit c'est autre chose.
Gustav: on verra ça demain.
Chacun repartit dans son lit. Mais je ne parvins pas à me rendormir. Le regard de cette fille me hantait. Elle avait l'air tellement triste. Je tente de me souvenir de sa voix. Elle était douce, grave et chaude. Je soupire et ferme les yeux.
je veux cinq commentaires
vont-ils aller dans l'aile ouest?
parvenir à y rentrer?
que vont-ils y trouver?
qui Gloria va-t-elle rencontrer?
quel est ce livre? Elle a mis le 5e commentaire, elle a un lien!!!!!